I. Domaine de définition
Définition
Le domaine de définition Df d'une fonction f est l'ensemble des réels x pour lesquels f(x) existe.
Règles fondamentales
- Dénominateur : doit être ≠ 0
- Racine carrée √u : u ≥ 0
- Logarithme ln(u) : u > 0 (hors programme 1BAC sauf rappels)
- Polynôme : défini sur ℝ
Exemple
f(x) = √(x−1)/(x−3). Conditions : x − 1 ≥ 0 et x − 3 ≠ 0, soit x ≥ 1 et x ≠ 3. Donc Df = [1 ; 3[ ∪ ]3 ; +∞[.
II. Égalité de deux fonctions
Deux fonctions f et g sont égales si et seulement si :
- Df = Dg (mêmes domaines)
- ∀x ∈ Df, f(x) = g(x)
Attention : f(x) = x et g(x) = x²/x ne sont PAS égales car Df = ℝ mais Dg = ℝ* (on exclut 0).
III. Représentation graphique
La courbe représentative Cf dans un repère (O, i→, j→) est l'ensemble des points M(x ; f(x)) pour x ∈ Df.
Translations et symétries
- g(x) = f(x) + k : translation verticale de Cf de vecteur k·j→
- g(x) = f(x + a) : translation horizontale de vecteur −a·i→
- g(x) = −f(x) : symétrie par rapport à l'axe (Ox)
- g(x) = f(−x) : symétrie par rapport à l'axe (Oy)
- g(x) = |f(x)| : on rabat la partie sous (Ox) au-dessus
IV. Parité
Définitions
Soit f définie sur Df tel que Df est symétrique par rapport à 0 (c'est-à-dire : ∀x ∈ Df, −x ∈ Df).
- f paire : ∀x ∈ Df, f(−x) = f(x). Sa courbe est symétrique par rapport à l'axe (Oy).
- f impaire : ∀x ∈ Df, f(−x) = −f(x). Sa courbe est symétrique par rapport à l'origine O.
Exemples : x² paire ; x³ impaire ; cos paire ; sin impaire.
V. Périodicité
Définition
f est périodique de période T (T > 0) si :
- ∀x ∈ Df, x + T ∈ Df
- ∀x ∈ Df, f(x + T) = f(x)
Pour étudier f, il suffit alors de l'étudier sur un intervalle de longueur T.
Exemples : cos et sin sont 2π-périodiques ; tan est π-périodique.
VI. Monotonie et taux d'accroissement
Définitions
Soit I ⊆ Df. f est dite :
- croissante sur I si : ∀x, y ∈ I, x ≤ y ⇒ f(x) ≤ f(y)
- décroissante sur I si : ∀x, y ∈ I, x ≤ y ⇒ f(x) ≥ f(y)
- constante sur I si : ∀x ∈ I, f(x) = c
Taux d'accroissement
Pour x1 ≠ x2 dans Df, le taux d'accroissement est :
τ = [f(x2) − f(x1)] / (x2 − x1)
- Si τ > 0 sur I ⇒ f strictement croissante sur I
- Si τ < 0 sur I ⇒ f strictement décroissante sur I
VII. Extrema
- Maximum sur I : ∃ x0 ∈ I, ∀x ∈ I, f(x) ≤ f(x0). On note max = f(x0), atteint en x0.
- Minimum sur I : ∃ x0 ∈ I, ∀x ∈ I, f(x) ≥ f(x0).
f majorée : ∃M, ∀x, f(x) ≤ M. f minorée : ∃m, ∀x, f(x) ≥ m. f bornée : majorée et minorée, soit ∃M, ∀x, |f(x)| ≤ M.
VIII. Opérations sur les fonctions
Soit f, g deux fonctions et λ ∈ ℝ.
- (f + g)(x) = f(x) + g(x), définie sur Df ∩ Dg
- (λ·f)(x) = λ·f(x), définie sur Df
- (f · g)(x) = f(x)·g(x), définie sur Df ∩ Dg
- (f / g)(x) = f(x)/g(x), définie sur {x ∈ Df ∩ Dg : g(x) ≠ 0}
Somme de fonctions monotones
- f et g croissantes sur I ⇒ f + g croissante sur I
- f et g décroissantes sur I ⇒ f + g décroissante sur I
- f et g croissantes ≥ 0 sur I ⇒ f · g croissante sur I
IX. Composition de fonctions
Définition
Soient f : I → ℝ et g : J → ℝ avec f(I) ⊆ J. La composée g ∘ f est définie par :
(g ∘ f)(x) = g(f(x)), pour x ∈ I
Monotonie de la composée
Soit f monotone sur I et g monotone sur f(I) :
- Si f et g sont de même sens de variation ⇒ g ∘ f est croissante.
- Si f et g sont de sens de variation opposés ⇒ g ∘ f est décroissante.
Exemple
h(x) = √(x² + 1). Posons f(x) = x² + 1 et g(u) = √u. On a h = g ∘ f.
Sur ]−∞, 0] : f décroissante (≥ 1) et g croissante → h décroissante.
Sur [0, +∞[ : f croissante et g croissante → h croissante.