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Suites numériques (BAC)

Récurrence
u<sub>n</sub>₊₁ = f(u<sub>n</sub>) → monotonie via signe de u<sub>n</sub>₊₁ − u<sub>n</sub>
Suites adjacentes
(u<sub>n</sub>) croissante + (v<sub>n</sub>) décroissante + v<sub>n</sub>−u<sub>n</sub>→0 → même limite
Convergence
Toute suite monotone et bornée converge
⚠️ Pièges à éviter
  • Suite convergente ≠ suite bornée (implication dans un seul sens)

lim Limites et continuité

Formes indéterminées
∞−∞ · 0×∞ · ∞/∞ · 0/0 · 1^∞
Levée FI polynômes
Diviser par le terme de plus haut degré
Levée FI avec √
Multiplier par l'expression conjuguée
TVI
f continue sur [a,b], f(a)×f(b)<0 → ∃c∈]a,b[ : f(c)=0
Limites usuelles
lim(eˣ/xⁿ)=+∞ · lim(ln(x)/xⁿ)=0 · lim((1+1/x)ˣ)=e
⚠️ Pièges à éviter
  • FI : il faut lever l'indétermination — écrire "FI" ne suffit pas
  • TVI donne existence mais pas unicité (sans préciser f strictement monotone)

f' Dérivabilité

Dérivées usuelles
(xⁿ)' = nxⁿ⁻¹ · (√x)' = 1/(2√x) · (ln x)' = 1/x · (eˣ)' = eˣ
Produit
(uv)' = u'v + uv'
Quotient
(u/v)' = (u'v − uv') / v²
Composée
(f∘g)' = g' × f'(g(x))
Ex : (e^(x²))' = 2x×e^(x²)
Tangente en x₀
y = f'(x₀)(x−x₀) + f(x₀)
⚠️ Pièges à éviter
  • (ln(u))' = u'/u (pas juste 1/u)
  • Signe de f' → sens de variation, pas la valeur de f

ln / eˣ Fonctions logarithme et exponentielle

ln — Propriétés
ln(ab) = ln(a)+ln(b) · ln(a/b) = ln(a)−ln(b) · ln(aⁿ) = n×ln(a)
ln(e) = 1
ln(1) = 0 · ln(e) = 1 · e^(ln(x)) = x (x>0)
Exponentielle
e<sup>a</sup>×e<sup>b</sup> = e<sup>a</sup>⁺<sup>b</sup> · e<sup>a</sup>/e<sup>b</sup> = e<sup>a</sup>⁻<sup>b</sup> · (e<sup>a</sup>)<sup>b</sup> = e<sup>a</sup><sup>b</sup>
Croissance comparée
lim(xⁿeˣ)=+∞ · lim(eˣ/xⁿ)=+∞ · lim(xⁿln x)=0⁺
⚠️ Pièges à éviter
  • ln est défini UNIQUEMENT pour x > 0
  • ln(a+b) ≠ ln(a) + ln(b) — erreur classique !
💡

Pour résoudre eˣ = k → x = ln(k) · Pour ln(x) = k → x = e<sup>k</sup>

Intégration

Primitives usuelles
∫xⁿ = xⁿ⁺¹/(n+1) · ∫(1/x) = ln|x| · ∫eˣ = eˣ · ∫cos = sin · ∫sin = −cos
Intégration par parties
∫uv' = [uv] − ∫u'v
Ex : ∫x·eˣ dx = x·eˣ − ∫eˣ dx = (x−1)eˣ + C
Linéarité
∫(af+bg) = a∫f + b∫g
Relation de Chasles
∫<sub>a</sub><sup>c</sup>f = ∫<sub>a</sub><sup>b</sup>f + ∫<sub>β</sub><sup>c</sup>f
Inégalités
f≥0 sur [a,b] → ∫<sub>a</sub><sup>b</sup>f ≥ 0 | m≤f≤M → m(b−a)≤∫f≤M(b−a)
Aire entre 2 courbes
Aire = ∫<sub>a</sub><sup>b</sup>|f(x)−g(x)|dx
⚠️ Pièges à éviter
  • ∫<sub>a</sub><sup>b</sup>f = F(b) − F(a) (pas F(a) − F(b))
  • Ne pas oublier la constante C pour les primitives sans bornes

Nombres complexes

Forme algébrique
z = a + ib (a = Re(z), b = Im(z), i² = −1)
Module
|z| = √(a²+b²) | |z·z'| = |z|·|z'| | |z/z'| = |z|/|z'|
Conjugué
<span style="text-decoration:overline">z</span> = a − ib | z·<span style="text-decoration:overline">z</span> = |z|² | Re(z) = (z+<span style="text-decoration:overline">z</span>)/2
Forme trigonométrique
z = r(cosθ + i·sinθ) où r = |z|, θ = arg(z)
Forme exponentielle
z = r·e^(iθ) (formule d'Euler : e^(iθ) = cosθ + i·sinθ)
Multiplication
r·e^(iθ) × r'·e^(iθ') = rr'·e^(i(θ+θ')) → modules ×, arguments +
Formule de Moivre
(cosθ + i·sinθ)ⁿ = cos(nθ) + i·sin(nθ)
Racines nièmes
zⁿ = a → n racines : z<sub>k</sub> = r^(1/n)·e^(i(θ+2kπ)/n), k=0..n−1
⚠️ Pièges à éviter
  • arg(z·z') = arg(z) + arg(z') modulo 2π — ne pas oublier le modulo
  • |z + z'| ≤ |z| + |z'| (inégalité triangulaire)
  • Pour diviser : multiplier par le conjugué du dénominateur
💡

Points dans le plan : M(z) → affixe z = x + iy. Distance : |z₂ − z₁| = M₁M₂

🎲 Probabilités & Dénombrement

Arrangements
A<sub>n</sub><sup>p</sup> = n!/(n−p)!
Ex : A₅² = 5×4 = 20
Combinaisons
C<sub>n</sub><sup>p</sup> = n! / (p!(n−p)!)
Ex : C₅² = 10
Probabilité conditionnelle
P(A|B) = P(A∩B) / P(B)
Formule des prob. totales
P(A) = P(A|B)P(B) + P(A|<span style="text-decoration:overline">B</span>)P(<span style="text-decoration:overline">B</span>)
Théorème de Bayes
P(B|A) = P(A|B)·P(B) / P(A)
Loi binomiale
X∼B(n,p) : P(X=k) = C<sub>n</sub><sup>k</sup>·p<sup>k</sup>·(1−p)ⁿ⁻<sup>k</sup> | E(X)=np | V(X)=np(1−p)
Loi normale
X∼N(μ,σ²) : P(μ−σ≤X≤μ+σ) ≈ 0.68 | P(μ−2σ≤X≤μ+2σ) ≈ 0.95
⚠️ Pièges à éviter
  • P(A∩B) = P(A)×P(B) seulement si A et B sont INDÉPENDANTS
  • C<sub>n</sub><sup>p</sup> = C<sub>n</sub>ⁿ⁻<sup>p</sup> — utile pour simplifier les calculs
  • Bayes : bien identifier quel événement est "cause" et lequel est "effet"
💡

Variable centrée réduite : Z = (X−μ)/σ → Z∼N(0,1). Lire table normale standard.

y' Équations différentielles

Ordre 1 — y' = ay
Solution générale : y = C·e<sup>a</sup>ˣ (C ∈ ℝ)
Ex : y'=2y → y=Ce^(2x)
Ordre 1 — y' = ay + b
Chercher solution particulière y<sub>p</sub>=k (constante), puis y=Ce^(ax)+k
Ordre 1 — y' + py = q
Solution homogène : y<sub>h</sub> = Ce^(−px). Ajouter y<sub>p</sub>.
Ordre 2 — y''+ py' + qy = 0
Équation caractéristique : r²+pr+q=0. Selon Δ : 2 racines réelles, racine double, ou complexes.
Δ > 0 (r₁≠r₂ réels)
y = C₁e^(r₁x) + C₂e^(r₂x)
Δ = 0 (racine double r₀)
y = (C₁ + C₂x)e^(r₀x)
Δ < 0 (r = α±iβ)
y = e^(αx)(C₁cos(βx) + C₂sin(βx))
⚠️ Pièges à éviter
  • Ne pas confondre "résoudre" l'éq. diff et "vérifier" une solution
  • Condition initiale y(x₀)=y₀ → déterminer la constante C
  • Solution générale = solution homogène + solution particulière
💡

Toujours vérifier la solution en la réinjectant dans l'équation différentielle.

🔢 Arithmétique (Avancé)

Division euclidienne
a = bq + r avec 0 ≤ r < b | PGCD(a,b) = PGCD(b,r)
Algorithme d'Euclide
Divisions successives jusqu'à reste 0 → dernier reste non nul = PGCD
Ex : PGCD(48,18) : 48=18×2+12 · 18=12×1+6 · 12=6×2+0 → PGCD=6
Théorème de Bézout
PGCD(a,b)=d ⇔ ∃u,v∈ℤ : au+bv=d | PGCD(a,b)=1 ⇔ ∃u,v : au+bv=1
Théorème de Gauss
a|bc et PGCD(a,b)=1 ⇒ a|c
Congruences
a≡b[n] ⇔ n|(a−b) | Si a≡b[n] et c≡d[n] → a+c≡b+d[n] et ac≡bd[n]
Théorème de Fermat
p premier, PGCD(a,p)=1 ⇒ a<sup>p</sup>⁻¹ ≡ 1[p] | Corollaire : a<sup>p</sup> ≡ a[p]
Système de congruences
CRT (Chinois) : si PGCD(n₁,n₂)=1 → système admet une solution unique mod n₁n₂
⚠️ Pièges à éviter
  • a≡0[n] ⇔ n|a (a est divisible par n)
  • Fermat : valable si p premier ET a non divisible par p
  • Bézout : les coefficients u,v ne sont pas uniques
💡

Méthode : résoudre au+bv=d → trouver solution particulière par Euclide → solution générale : u = u₀+(b/d)k, v = v₀−(a/d)k

⚙️ Structures algébriques

Groupe (G,★)
① Fermeture ② Associativité ③ Élément neutre e ④ Tout élément a un symétrique (inverse)
Groupe commutatif (abélien)
Groupe + ∀a,b : a★b = b★a
Anneau (A,+,×)
(A,+) groupe abélien + × associatif + × distributif sur + | Si × commutatif → anneau commutatif
Corps (K,+,×)
Anneau commutatif + tout élément non nul est inversible pour ×
Sous-groupe
H ≤ G ⇔ H≠∅ et ∀a,b∈H : a★b⁻¹∈H
Morphisme de groupes
f:(G,★)→(H,△) est un morphisme si f(a★b) = f(a)△f(b) ∀a,b∈G
Espace vectoriel
(E,+) groupe abélien + multiplication scalaire · vérifiant : λ(u+v)=λu+λv · (λ+μ)u=λu+μu · (λμ)u=λ(μu) · 1·u=u
Sous-espace vectoriel
F ⊂ E est un sev si : 0∈F · ∀u,v∈F, u+v∈F · ∀λ∈K, ∀u∈F, λu∈F
Famille libre/génératrice
Libre : Σλ<sub>i</sub>v<sub>i</sub>=0 ⇒ λ<sub>i</sub>=0. Génératrice : tout vecteur est combinaison linéaire. Base = libre + génératrice.
⚠️ Pièges à éviter
  • Vérifier la fermeture en premier (l'opération doit rester dans l'ensemble)
  • L'élément neutre est UNIQUE dans un groupe
  • Sous-espace vectoriel : toujours vérifier que 0<sup>→</sup> ∈ F (sinon F n'est pas un sev)
  • Corps : division par 0 interdite — vérifier que le dénominateur est non nul
💡

Méthode isomorphisme : montrer bijectif + morphisme. Isomorphisme ⇒ même structure algébrique.

🧊 Géométrie dans l'espace

Vecteurs dans ℝ³
u<sup>→</sup>(x,y,z) · Norme : ‖u<sup>→</sup>‖ = √(x²+y²+z²)
Produit scalaire
u<sup>→</sup>·v<sup>→</sup> = xx'+yy'+zz' | u<sup>→</sup>⊥v<sup>→</sup> ⇔ u<sup>→</sup>·v<sup>→</sup> = 0
Équation d'un plan
ax + by + cz + d = 0 → vecteur normal : n<sup>→</sup>(a,b,c)
Distance point-plan
d(A, plan) = |ax₀+by₀+cz₀+d| / √(a²+b²+c²)
Équation d'une droite
(D) : (x−x₀)/a = (y−y₀)/b = (z−z₀)/c → vecteur directeur u<sup>→</sup>(a,b,c)
Coplanéité
A, B, C, D coplanaires ⇔ det(AB<sup>→</sup>,AC<sup>→</sup>,AD<sup>→</sup>) = 0
Sphère
(x−a)²+(y−b)²+(z−c)² = r² → centre Ω(a,b,c), rayon r
⚠️ Pièges à éviter
  • Vecteur normal au plan ≠ vecteur directeur de la droite
  • Deux plans parallèles ⇔ leurs normales sont colinéaires
  • Droite ⊂ plan ⇔ vecteur directeur ⊥ normale du plan ET un point de la droite appartient au plan
💡

Produit vectoriel u<sup>→</sup>∧v<sup>→</sup> est perpendiculaire à u<sup>→</sup> et v<sup>→</sup> — utile pour trouver la normale à un plan.

Géométrie du triangle — Formules avancées

Loi des cosinus
a² = b² + c² − 2bc·cos(Â) (généralise Pythagore)
Ex : cos(Â)=(b²+c²−a²)/(2bc)
Formule de la médiane
m<sub>a</sub>² = (2b²+2c²−a²)/4 où m<sub>a</sub> = longueur de la médiane issue de A
Hauteur
h<sub>a</sub> = (2·Aire) / a · h<sub>a</sub> = bc·sin(Â)/a
Aire — 3 formules
S = ½·base·hauteur = ½·bc·sin(Â) = abc/(4R) = p·r
Ex : p = (a+b+c)/2 = demi-périmètre
Formule de Héron
S = √(p(p−a)(p−b)(p−c)) avec p=(a+b+c)/2
Cercle circonscrit R
R = abc/(4S) = a/(2sin(Â)) (théorème des sinus : a/sin(Â) = 2R)
Cercle inscrit r
r = S/p (S = aire, p = demi-périmètre)
Quadrilatère cyclique
ABCD inscrit dans cercle ⇔ Â+Ĉ = 180° et B̂+D̂ = 180°
Angle inscrit/central
Angle au centre = 2 × angle inscrit qui intercepte le même arc → AOB = 2·AMB
Théorème de Thalès
Si (EF) ∥ (BC) : EA/EB = FA/FC = EF/BC
⚠️ Pièges à éviter
  • Loi des cosinus : bien identifier l'angle OPPOSÉ au côté cherché
  • Formule de Héron : calculer d'abord p, puis chaque (p−côté)
  • Angle inscrit = MOITIÉ de l'angle au centre (pas l'égal)
  • Thalès : les rapports sont égaux en valeur absolue — attention aux signes si on travaille dans un repère
💡

Aire du triangle : S = ½bc·sin(Â). Rayon circonscrit : R = abc/(4S). Rayon inscrit : r = S/p. Théorème des sinus : a/sin(Â) = b/sin(B̂) = c/sin(Ĉ) = 2R

Inégalités classiques (BAC & Olympiades)

Inégalité triangulaire
|a + b| ≤ |a| + |b| · ||a| − |b|| ≤ |a − b|
Ex : Outil clé pour les modules et complexes
AM-GM (2 réels)
(a + b)/2 ≥ √(ab) pour a,b ≥ 0 · égalité ⇔ a = b
AM-GM (n réels)
(a₁+a₂+…+a<sub>n</sub>)/n ≥ (a₁·a₂·…·a<sub>n</sub>)^(1/n) pour a<sub>i</sub> ≥ 0
Moyenne quadratique
√((a²+b²)/2) ≥ (a+b)/2 ≥ √(ab) ≥ 2/(1/a+1/b) (QM ≥ AM ≥ GM ≥ HM)
Cauchy-Schwarz (2 var.)
(ac + bd)² ≤ (a²+b²)(c²+d²) · égalité ⇔ a/c = b/d
Ex : Ou : (Σa<sub>i</sub>b<sub>i</sub>)² ≤ (Σa<sub>i</sub>²)(Σb<sub>i</sub>²)
Cauchy-Schwarz (3 var.)
(a₁b₁+a₂b₂+a₃b₃)² ≤ (a₁²+a₂²+a₃²)(b₁²+b₂²+b₃²)
Chebyshev
Si a₁≥a₂≥…≥a<sub>n</sub> et b₁≥b₂≥…≥b<sub>n</sub> : n·Σa<sub>i</sub>b<sub>i</sub> ≥ (Σa<sub>i</sub>)(Σb<sub>i</sub>) · inégalité renversée si ordres opposés
Inégalité de Bernoulli
(1+x)ⁿ ≥ 1 + nx pour x ≥ −1 et n ∈ ℕ · égalité ⇔ x=0 ou n=1
⚠️ Pièges à éviter
  • AM-GM : valable UNIQUEMENT pour des réels positifs ou nuls
  • Cauchy-Schwarz : l'égalité a lieu quand les vecteurs sont colinéaires (a/c = b/d)
  • Chebyshev : l'inégalité s'INVERSE si les deux suites sont dans des ordres OPPOSÉS (l'une croissante et l'autre décroissante)
  • |ab| = |a|·|b| mais |a+b| ≤ |a|+|b| (pas égalité en général)
💡

Technique olympiade : pour minimiser/maximiser une expression, identifier quelle inégalité donne l'égalité avec les conditions du problème (AM-GM si produit, Cauchy-Schwarz si somme de produits).

Fiche créée par Riyaddiyat · Plateforme de maths pour les élèves marocains