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Ensembles de nombres

Inclusions
ℕ ⊂ ℤ ⊂ ℚ ⊂ ℝ
Intervalles
[a,b] fermé · ]a,b[ ouvert · [a,b[ semi-ouvert
Valeur absolue
|x| = x si x≥0, |x| = −x si x<0
Propriétés |.|
|a×b| = |a|×|b| · |a+b| ≤ |a|+|b|
⚠️ Pièges à éviter
  • √2 ∈ ℝ mais √2 ∉ ℚ (nombre irrationnel)

🧠 Logique mathématique

Implication
P ⇒ Q : si P est vraie, alors Q est vraie
Contraposée (équivalente)
Non Q ⇒ Non P
Réciproque (pas forcément vraie)
Q ⇒ P
Négation de ∀
¬(∀x, P(x)) = ∃x, ¬P(x)
Négation de ∃
¬(∃x, P(x)) = ∀x, ¬P(x)
Récurrence
1) Initialisation (n=0 ou n=1) · 2) Hérédité (P(n)→P(n+1))
⚠️ Pièges à éviter
  • P ⇒ Q est vraie quand P est fausse (peu importe Q) !
  • La réciproque n'est pas forcément vraie

f(x) Fonctions — Généralités

Parité
Paire : f(−x) = f(x) · Impaire : f(−x) = −f(x)
Monotonie
Croissante : x₁<x₂ ⇒ f(x₁)<f(x₂)
Image/antécédent
f(a) = b → b est l'image de a par f · a est un antécédent de b
💡

Courbe d'une fonction paire = symétrique par rapport à l'axe des ordonnées

📊 Statistiques

Moyenne
<span style="text-decoration:overline">x</span> = (Σ n<sub>i</sub>×x<sub>i</sub>) / Σn<sub>i</sub>
Médiane
Valeur qui partage la série en 2 moitiés égales
Étendue
max − min
Variance
V = (Σ n<sub>i</sub>(x<sub>i</sub>−<span style="text-decoration:overline">x</span>)²) / n
Écart-type
σ = √V
⚠️ Pièges à éviter
  • Médiane ≠ Moyenne (sauf distribution symétrique)

Opérations sur les ensembles

Union
A ∪ B = {x | x∈A ou x∈B}
Ex : {1,2} ∪ {2,3} = {1,2,3}
Intersection
A ∩ B = {x | x∈A et x∈B}
Ex : {1,2} ∩ {2,3} = {2}
Complémentaire
Ā = {x∈E | x∉A}
Différence
A \ B = {x∈A | x∉B} = A ∩ <span style="text-decoration:overline">B</span>
Lois de De Morgan
(A∪B)̄ = Ā∩<span style="text-decoration:overline">B</span> · (A∩B)̄ = Ā∪<span style="text-decoration:overline">B</span>
Distributivité
A∩(B∪C) = (A∩B)∪(A∩C)
Différence symétrique
AΔB = (A\B) ∪ (B\A) = (A∪B) \ (A∩B)
⚠️ Pièges à éviter
  • A ∩ B = ∅ ne signifie pas A = ∅ ou B = ∅ !
  • (A∪B)̄ = Ā∩<span style="text-decoration:overline">B</span> (De Morgan) : l'union devient intersection après complémentaire
  • A ⊂ B ≠ A ∈ B (inclusion vs appartenance)
💡

Diagrammes de Venn : toujours dessiner pour visualiser les opérations sur les ensembles

Logique & Connecteurs

Négation ¬
¬P est vraie ⇔ P est fausse · ¬(¬P) = P
Conjonction ∧
"P et Q" vraie ⇔ P vraie ET Q vraie
Disjonction ∨
"P ou Q" vraie ⇔ P vraie OU Q vraie (ou les deux — inclusif !)
Implication ⇒
P ⇒ Q fausse UNIQUEMENT si P vraie et Q fausse · Si P fausse → implication toujours vraie
Équivalence ⇔
P ⇔ Q vraie ⇔ P et Q même valeur de vérité · double implication
Contraposée
P ⇒ Q ≡ ¬Q ⇒ ¬P (strictement équivalent)
Lois de De Morgan
¬(P∧Q) = ¬P∨¬Q · ¬(P∨Q) = ¬P∧¬Q
Quantif. universel
∀x∈E, P(x) : P(x) vraie pour TOUT x de E · Nier : ∃x∈E, ¬P(x)
Quantif. existentiel
∃x∈E, P(x) : il existe AU MOINS un x · ∃!x : unique · Nier : ∀x∈E, ¬P(x)
⚠️ Pièges à éviter
  • Le "ou" mathématique est INCLUSIF — "P ou Q" vraie même si P et Q sont toutes deux vraies
  • "ou exclusif" (XOR) se dit "ou bien" en maths
  • P ⇒ Q avec P fausse est TOUJOURS vraie (ex : "1=0 ⇒ 3²=9" est vraie !)
  • Réciproque (Q⇒P) n'est PAS équivalente à (P⇒Q) — seule la contraposée l'est
  • Nier ∀x : il suffit d'un contre-exemple · Nier ∃x : il faut montrer ∀x,¬P(x)
💡

P⇒Q ≡ ¬Q⇒¬P (contraposée). Pour nier un quantificateur : ¬(∀x,P) = ∃x,¬P et ¬(∃x,P) = ∀x,¬P

🔍 Méthodes de démonstration

Directe
Supposer P vraie → enchaîner les étapes → conclure Q
Contraposée
Prouver (¬Q ⇒ ¬P) plutôt que (P ⇒ Q) — strictement équivalent
Par l'absurde
Supposer ¬Q → montrer contradiction → Q vraie
Récurrence
① Init : vérifier P(n₀) · ② Hérédité : P(n) ⇒ P(n+1)
Contre-exemple
Un seul contre-exemple réfute "∀x, P(x)"
⚠️ Pièges à éviter
  • Récurrence : l'hérédité sans initialisation ne prouve rien
  • La réciproque P⇐Q n'est pas équivalente à P⇒Q
  • Réfuter ∃x,P(x) exige de montrer ∀x,¬P(x) — un seul cas ne suffit pas
💡

La contraposée (¬Q ⇒ ¬P) est ÉQUIVALENTE à (P ⇒ Q) — utilise-la quand P est difficile à exploiter

Suites numériques (TC)

Suite arithmétique
u<sub>n</sub> = u₀ + n×r · S<sub>n</sub> = (n+1)(u₀+u<sub>n</sub>)/2
Ex : r=3, u₀=1 → u₁₀=31
Suite géométrique
u<sub>n</sub> = u₀ × qⁿ · S<sub>n</sub> = u₀(qⁿ⁺¹−1)/(q−1)
Ex : q=2, u₀=1 → u₅=32
Terme général
Chercher si u<sub>n</sub>₊₁ − u<sub>n</sub> = cte (arith.) ou u<sub>n</sub>₊₁/u<sub>n</sub> = cte (géom.)
Sens de variation
Arith. : r>0 → croissante · Géom. (u₀>0) : q>1 → croissante, 0<q<1 → décroissante
⚠️ Pièges à éviter
  • La somme S<sub>n</sub> = u₀+u₁+...+u<sub>n</sub> a (n+1) termes, pas n
  • Suite géométrique avec q<0 : les termes alternent de signe
💡

Pour une suite définie par récurrence u<sub>n</sub>₊₁=f(u<sub>n</sub>) : étudier le signe de u<sub>n</sub>₊₁−u<sub>n</sub> pour la monotonie

🎲 Dénombrement

Principe multiplicatif
p choix puis q choix → p×q possibilités au total
Ex : 3 chemises × 4 pantalons = 12 tenues
Arrangements (ordre compte)
A<sub>n</sub><sup>p</sup> = n! / (n−p)!
Ex : A₅² = 5×4 = 20 (choisir 2 parmi 5 en ordre)
Combinaisons (ordre ne compte pas)
C<sub>n</sub><sup>p</sup> = n! / (p!(n−p)!)
Ex : C₅² = 10
Factorielle
n! = n×(n−1)×…×1 · 0! = 1 · 1! = 1
Propriétés
C<sub>n</sub>⁰ = 1 · C<sub>n</sub>ⁿ = 1 · C<sub>n</sub><sup>p</sup> = C<sub>n</sub>ⁿ⁻<sup>p</sup> · C<sub>n</sub><sup>p</sup> + C<sub>n</sub><sup>p</sup>⁺¹ = C<sub>n</sub>₊₁<sup>p</sup>⁺¹
⚠️ Pièges à éviter
  • Arrangements : l'ordre COMPTE (ABC ≠ BAC) — Combinaisons : l'ordre ne compte pas
  • C<sub>n</sub><sup>p</sup> = C<sub>n</sub>ⁿ⁻<sup>p</sup> : propriété de symétrie très utile pour simplifier
💡

Triangle de Pascal : ligne n, position p donne C<sub>n</sub><sup>p</sup>. Chaque case = somme des deux au-dessus.

📍 Repère et droites dans le plan

Distance entre deux points
AB = √((x_B−x<sub>a</sub>)²+(y_B−y<sub>a</sub>)²)
Milieu de [AB]
I = ((x<sub>a</sub>+x_B)/2 ; (y<sub>a</sub>+y_B)/2)
Équation de droite
y = ax + b ou ax + by + c = 0 (forme générale)
Coefficient directeur
a = (y_B−y<sub>a</sub>)/(x_B−x<sub>a</sub>) si x_B ≠ x<sub>a</sub>
Droites parallèles
a₁ = a₂ et b₁ ≠ b₂
Droites perpendiculaires
a₁ × a₂ = −1
⚠️ Pièges à éviter
  • Droite verticale : équation x = k (pas de coefficient directeur défini)
  • Intersection de 2 droites : résoudre le système d'équations

P(x) Polynômes & Factorisation

Identités remarquables
(a+b)²=a²+2ab+b² · (a−b)²=a²−2ab+b² · (a+b)(a−b)=a²−b²
Racine d'un polynôme
P(a)=0 ⇔ (x−a) divise P(x)
Polynôme du 2nd degré
P(x)=ax²+bx+c · Δ=b²−4ac · x₁,₂=(−b±√Δ)/(2a)
Factorisation
Si Δ>0 : P(x)=a(x−x₁)(x−x₂) · Si Δ=0 : P(x)=a(x−x₀)² · Si Δ<0 : pas de racine réelle
Signe de P(x)
Si Δ<0 : P(x) a le signe de a. Si Δ≥0 : P(x) négatif entre les racines (si a>0)
⚠️ Pièges à éviter
  • Δ = b² − 4ac (et non b² + 4ac)
  • Si Δ < 0 → pas de racine réelle → P(x) garde un signe constant
💡

Somme et produit des racines : x₁+x₂ = −b/a et x₁×x₂ = c/a

🔄 Trigonométrie (cercle trigonométrique)

Radian
1 radian = 180°/π · 180° = π rad · 360° = 2π rad
Ex : 90° = π/2 · 60° = π/3 · 45° = π/4 · 30° = π/6
Cosinus et sinus sur le cercle
Point M(cosθ ; sinθ) sur le cercle unité (rayon 1)
Relation fondamentale
cos²θ + sin²θ = 1 (pour tout θ ∈ ℝ)
Angles associés
cos(π−θ) = −cosθ · sin(π−θ) = sinθ · cos(−θ) = cosθ · sin(−θ) = −sinθ
cos(π+θ) = −cosθ · sin(π+θ) = −sinθ · cos(π/2−θ) = sinθ · sin(π/2−θ) = cosθ
Valeurs exactes
cos 0=1 · cos π/6=√3/2 · cos π/4=√2/2 · cos π/3=1/2 · cos π/2=0 · cos π=−1
Tangente
tan θ = sin θ / cos θ (définie si cos θ ≠ 0, i.e. θ ≠ π/2 + kπ)
⚠️ Pièges à éviter
  • cos et sin prennent des valeurs dans [−1 ; 1] — jamais > 1 ou < −1
  • Ne pas confondre angle en degrés et en radians dans la calculatrice
  • tan non défini en π/2 + kπ — toujours vérifier
💡

Cercle unité : coordonnées du point = (cosθ ; sinθ). Pour tout k∈ℤ : cos(θ+2kπ) = cosθ · sin(θ+2kπ) = sinθ

· Produit scalaire dans le plan

Définition (angle)
u<sup>→</sup>·v<sup>→</sup> = |u<sup>→</sup>|·|v<sup>→</sup>|·cos(θ) où θ = angle entre u<sup>→</sup> et v<sup>→</sup>
En coordonnées
u<sup>→</sup>(x₁;y₁) · v<sup>→</sup>(x₂;y₂) = x₁x₂ + y₁y₂
Norme
|u<sup>→</sup>|² = u<sup>→</sup>·u<sup>→</sup> = x² + y² → |u<sup>→</sup>| = √(x²+y²)
Orthogonalité
u<sup>→</sup> ⊥ v<sup>→</sup> ⇔ u<sup>→</sup>·v<sup>→</sup> = 0 ⇔ x₁x₂ + y₁y₂ = 0
Formule de polarisation
u<sup>→</sup>·v<sup>→</sup> = ½(|u<sup>→</sup>+v<sup>→</sup>|² − |u<sup>→</sup>|² − |v<sup>→</sup>|²) ou = ½(|u<sup>→</sup>|²+|v<sup>→</sup>|²−|u<sup>→</sup>−v<sup>→</sup>|²)
Loi d'Al-Kashi
BC² = AB² + AC² − 2·AB·AC·cos(Â) → généralise Pythagore
⚠️ Pièges à éviter
  • Produit scalaire = un NOMBRE (scalaire), pas un vecteur
  • u<sup>→</sup>·v<sup>→</sup> = 0 ⇔ vecteurs orthogonaux — ou l'un des vecteurs est nul
  • Al-Kashi : l'angle  est opposé au côté BC (le côté cherché ou connu)
💡

Al-Kashi avec  = 90° redonne Pythagore : BC² = AB² + AC²

Fiche créée par Riyaddiyat · Plateforme de maths pour les élèves marocains