Une variable aléatoire X est une application de l'univers Ω vers R.
La loi de probabilité de X est la donnée de P(X=xi) pour chaque valeur xi.
Espérance, variance, écart-type
E(X) = ∑xi⋅P(X=xi)
V(X) = E(X2)−(E(X))2=∑xi2⋅P(X=xi)−μ2
σ(X) = V(X)
E(aX+b)=aE(X)+b
V(aX+b)=a2V(X)
II. Loi binomiale B(n, p)
Loi binomiale
X suit B(n, p) si : P(X=k)=C(n,k)⋅pk⋅(1−p)n−k
où C(n,k)=k!(n−k)!n!
E(X) = np
V(X) = np(1-p)
σ(X)=np(1−p)
III. Loi de Poisson P(λ)
P(X=k)=e−λ⋅k!λk
E(X)=V(X)=λ
IV. Loi normale N(μ, σ²)
Loi normale centrée réduite N(0,1)
Densité : φ(x)=2π1⋅e−x2/2
Propriétés de la fonction de répartition Φ :
Φ(−x)=1−Φ(x)
P(∣X∣≤1.96)≈0.95
P(∣X∣≤2.58)≈0.99
Intervalle de confiance
Pour une proportion p estimée par f sur n observations :
IC95%=[f−1.96nf(1−f);f+1.96nf(1−f)]
V. Probabilités conditionnelles
P(A∣B)=P(B)P(A∩B)
Formule des probabilités totales :P(B)=P(A)⋅P(B∣A)+P(Aˉ)⋅P(B∣Aˉ)
Formule de Bayes :P(A∣B)=P(B)P(A)⋅P(B∣A)
📈 Figure clé
Diagramme d'une loi binomiale
🔑 Formules clés à retenir
P(X=k) = C(n,k)·pk·(1−p)n−k (binomiale)
E(X) = np, V(X) = np(1-p)
P(A|B) = P(A∩B)/P(B)
Bayes : P(A|B) = P(A)·P(B|A)/P(B)
IC95% : [f±1.96nf(1−f)]
⚠️
Astuces & Pièges à éviter
Les erreurs classiques — à lire avant les exercices !
🔴 Pièges classiques
❌
Loi normale : la table donne P(Z ≤ z), pas P(Z = z) : pour une loi normale, P(Z = k) = 0 pour toute valeur k. Toujours calculer des probabilités sur des intervalles.
❌
Intervalle de confiance ≠ probabilité : "IC à 95%" signifie que la méthode donne un intervalle qui contient le vrai paramètre dans 95% des cas, pas que la probabilité est 95% pour CET intervalle particulier.
❌
Binomiale avec grand n : on peut approximer B(n,p) par une loi normale N(np, np(1−p)) seulement si np ≥ 5 ET n(1−p) ≥ 5. Vérifier ces conditions avant d'approximer !
🟢 Astuces de pros
✅
P(|Z| ≤ 1.96) ≈ 0.95 — à mémoriser : pour une loi normale centrée réduite, 95% des valeurs sont dans [−1.96 ; 1.96]. D'où la formule de l'IC à 95%.
✅
Bayes avec un arbre : dessine l'arbre, calcule P(B) par les probabilités totales, puis P(A|B) = (branche A puis B) / P(B). Visuel et fiable.
💡
Lire la table de la loi normale : la table donne Φ(z) = P(Z ≤ z). Pour P(a ≤ Z ≤ b) = Φ(b) − Φ(a). Pour P(Z ≥ a) = 1 − Φ(a). Toujours se ramener à des probabilités de la forme P(Z ≤ z).
🎯
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Manipule au lieu de mémoriser — 2 visualisations interactives pour ce chapitre.
Pour chaque type de question : la démarche à suivre, étape par étape.
Méthodes types — Probabilités
Type 1 : Calculer une probabilité par dénombrement (équiprobabilité)
Quand ? Tirages, choix simultanés ou successifs « au hasard » dans un ensemble fini, sans loi imposée. On suppose alors l'équiprobabilité.
Décrire l'univers Ω et calculer son cardinal card(Ω) (combinaison (pn) si simultané, arrangement ou puissance si successif).
Décrire l'événement A et compter ses cas favorables card(A) par dénombrement.
Appliquer P(A)=card(Ω)card(A).
Vérifier 0≤P(A)≤1.
Exemple éclair : Tirage simultané de 2 boules parmi 5 rouges et 3 noires : P(2 rouges)=(28)(25)=2810=145.
Type 2 : Probabilité conditionnelle et arbre pondéré
Quand ? L'énoncé donne « sachant que », des étapes successives, ou des probabilités d'un événement conditionnées par un autre (urnes successives, tests…).
Identifier les événements et traduire les données : P(B∣A)=P(A)P(A∩B) avec P(A)=0.
Construire un arbre : 1re branche P(A), 2e branche conditionnelle P(B∣A).
Probabilité d'un chemin = produit des probabilités des branches : P(A∩B)=P(A)×P(B∣A).
Sommer les chemins menant au même événement final.
Exemple éclair : Si P(A)=0,6 et P(B∣A)=0,5, alors P(A∩B)=0,6×0,5=0,3.
Type 3 : Formule des probabilités totales
Quand ? On cherche P(B) alors qu'on ne connaît B que conditionnellement à plusieurs cas qui forment une partition de Ω (ex. plusieurs urnes, plusieurs machines).
Choisir un système complet d'événements (A1,…,An) : deux à deux incompatibles et de réunion Ω.
Écrire P(B)=i=1∑nP(Ai)×P(B∣Ai).
Remplacer chaque terme par les valeurs (souvent lues sur l'arbre).
Pour une probabilité « à rebours », appliquer Bayes : P(Ai∣B)=P(B)P(Ai)×P(B∣Ai).
Exemple éclair : Avec Ω=A∪Aˉ : P(B)=P(A)P(B∣A)+P(Aˉ)P(B∣Aˉ).
Type 4 : Montrer (ou utiliser) l'indépendance
Quand ? L'énoncé demande si deux événements sont indépendants, ou affirme l'indépendance pour calculer une intersection.
Calculer séparément P(A), P(B) et P(A∩B).
A et B sont indépendants ⟺P(A∩B)=P(A)×P(B).
De façon équivalente (si P(A)=0) : vérifier P(B∣A)=P(B).
Si indépendance donnée : utiliser directement P(A∩B)=P(A)×P(B).
Exemple éclair :P(A)=0,4, P(B)=0,5, P(A∩B)=0,2=0,4×0,5 : indépendants.
Type 5 : Déterminer la loi d'une variable aléatoire
Quand ? Une grandeur numérique X (gain, nombre de succès…) dépend de l'expérience et on demande « la loi de probabilité de X ».
Déterminer l'ensemble des valeurs possibles X(Ω)={x1,…,xk}.
Pour chaque xi, calculer P(X=xi) par dénombrement ou via un arbre.
Présenter la loi dans un tableau valeurs / probabilités.
Vérifier i∑P(X=xi)=1.
Exemple éclair :X= nombre de piles en 2 lancers : P(X=0)=41, P(X=1)=21, P(X=2)=41.
Type 6 : Espérance, variance et écart-type
Quand ? Après avoir établi la loi de X, on demande le « gain moyen », l'espérance E(X), la variance V(X) ou l'écart-type σ(X).
E(X)=i∑xiP(X=xi).
V(X)=i∑xi2P(X=xi)−(E(X))2 (formule de König-Huygens).
σ(X)=V(X).
Pour un jeu « équitable », vérifier E(gain)=0.
Exemple éclair : Loi {(−1;0,5),(1;0,5)} : E(X)=0, V(X)=1−0=1, σ(X)=1.
Type 7 : Reconnaître et appliquer la loi binomiale
Quand ? On répète n fois, de façon identique et indépendante, une épreuve à deux issues (succès / échec) de probabilité de succès p constante : schéma de Bernoulli.
Justifier les conditions : n répétitions, indépendance, même probabilité p de succès.
Poser X= nombre de succès, alors X suit B(n,p), avec X(Ω)={0,1,…,n}.
Appliquer P(X=k)=(kn)pk(1−p)n−k.
Utiliser P(X≥1)=1−P(X=0) pour « au moins une fois ».
Exemple éclair :X∼B(5;31) : P(X=2)=(25)(31)2(32)3.
Type 8 : Espérance et variance d'une loi binomiale
Quand ?X suit déjà B(n,p) et on demande E(X), V(X) ou σ(X) sans repasser par la loi complète.
Vérifier que X∼B(n,p) (sinon, Type 7 d'abord).
Appliquer directement E(X)=np.
Appliquer V(X)=np(1−p).
En déduire σ(X)=np(1−p).
Exemple éclair :X∼B(20;0,3) : E(X)=6, V(X)=20×0,3×0,7=4,2.
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