Méthodes types — Suites numériques
Type 1 : Calculer les premiers termes d'une suite
Quand ? On donne une suite par une formule explicite un=f(n) ou par une relation de récurrence un+1=f(un).
- Repère la nature : explicite (on remplace n) ou récurrente (on a besoin du terme précédent).
- Si explicite : remplace n par 0,1,2,… directement dans la formule.
- Si récurrente : pars du premier terme donné, puis calcule chaque terme à partir du précédent.
- Écris proprement u0,u1,u2,… avec les calculs.
Exemple éclair : Si u0=1 et un+1=2un+3 : u1=2×1+3=5, puis u2=2×5+3=13.
Type 2 : Étudier le sens de variation d'une suite
Quand ? On demande si la suite est croissante ou décroissante.
- Méthode du signe de la différence : calcule un+1−un et étudie son signe.
- Si un+1−un⩾0 pour tout n : la suite est croissante ; si ⩽0 : décroissante.
- Si les termes sont strictement positifs : compare le rapport unun+1 à 1.
- Si unun+1>1 : croissante ; si unun+1<1 : décroissante.
- Conclus clairement pour tout entier n.
Exemple éclair : un=n2 : un+1−un=(n+1)2−n2=2n+1>0, donc la suite est croissante.
Type 3 : Reconnaître une suite arithmétique
Quand ? On passe d'un terme au suivant en AJOUTANT toujours le même nombre.
- Calcule la différence un+1−un pour plusieurs valeurs de n.
- Si cette différence est CONSTANTE, la suite est arithmétique de raison r=un+1−un.
- Identifie le premier terme (souvent u0 ou u1).
- Utilise le terme général : un=u0+nr (ou un=u1+(n−1)r).
Exemple éclair : 3,7,11,15 : différence constante r=4, donc un=3+4n (avec u0=3).
Type 4 : Reconnaître une suite géométrique
Quand ? On passe d'un terme au suivant en MULTIPLIANT toujours par le même nombre.
- Calcule le rapport unun+1 pour plusieurs valeurs de n.
- Si ce rapport est CONSTANT, la suite est géométrique de raison q=unun+1.
- Identifie le premier terme.
- Utilise le terme général : un=u0×qn (ou un=u1×qn−1).
Exemple éclair : 2,6,18,54 : rapport constant q=3, donc un=2×3n (avec u0=2).
Type 5 : Calculer un terme de rang donné
Quand ? On demande u20, u100... sans calculer tous les termes intermédiaires.
- Identifie le type de suite (arithmétique ou géométrique) et sa raison.
- Écris le terme général adapté.
- Remplace n par le rang demandé.
- Effectue le calcul (attention aux puissances pour le géométrique).
Exemple éclair : Suite arithmétique u0=5, r=2 : u10=5+2×10=25.
Type 6 : Calculer la somme de termes consécutifs
Quand ? On demande u0+u1+⋯+un d'une suite arithmétique ou géométrique.
- Compte le nombre de termes : de u0 à un il y a n+1 termes.
- Arithmétique : S=(nombre de termes)×2premier+dernier.
- Géométrique (raison q=1) : S=u0×1−q1−qn+1.
- Vérifie le premier terme, le dernier terme et le nombre de termes avant de calculer.
Exemple éclair : 1+2+⋯+10 : 10 termes, S=10×21+10=55.
Type 7 : Montrer qu'une suite est arithmétique ou géométrique
Quand ? On définit une nouvelle suite vn à partir de un et on demande de prouver sa nature.
- Pour prouver "arithmétique" : calcule vn+1−vn et montre que c'est une constante.
- Pour prouver "géométrique" : calcule vnvn+1 et montre que c'est une constante.
- Remplace vn+1 par son expression puis simplifie soigneusement.
- Conclus en donnant la raison et le premier terme.
Exemple éclair : Si vn=un+1−un avec un=n2 : vn+1−vn=2 constante, donc vn est arithmétique de raison 2.