Vous avez décroché (ou vous visez) une mention au baccalauréat et vous rêvez d'intégrer une École Nationale de Commerce et de Gestion ? Bonne nouvelle : le concours d'entrée, le TAFEM, n'est pas un examen de mathématiques classique. Mauvaise nouvelle : c'est exactement pour ça que tant de bons élèves le ratent. Ils révisent le mauvais programme.

Dans cet article, on démonte le concours ENCG pièce par pièce : ce qu'il teste vraiment, pourquoi la vitesse et la logique comptent plus que vos connaissances, et surtout comment s'entraîner efficacement avec une vraie méthode.

Qu'est-ce que le TAFEM ?

Le TAFEM (Test d'Aptitude et de Formation en Management) est le concours commun d'accès aux 12 ENCG du Maroc : Settat, Tanger, Agadir, Marrakech, Kénitra, Oujda, Fès, El Jadida, Casablanca, Dakhla, Béni Mellal et Guelmim. Une seule inscription, un seul test, et un classement national qui détermine votre affectation.

Point essentiel : le concours est ouvert à toutes les filières du baccalauréat (Sciences Maths, PC, SVT, Sciences Économiques, Lettres, Sciences Humaines...) à condition d'avoir une mention. Un littéraire avec mention Bien a donc autant de chances qu'un scientifique : le TAFEM ne teste pas votre filière, il teste votre raisonnement.

💡 À retenir
Le TAFEM est une présélection : seuls les candidats les mieux classés au test écrit passent ensuite (selon les années) un entretien ou une épreuve complémentaire. Tout se joue donc d'abord sur votre score brut au test. Consultez les détails et le calendrier sur notre page dédiée au concours ENCG-TAFEM.

La structure du test : 4 grandes familles d'épreuves

Le TAFEM est un QCM chronométré. Les modalités exactes (nombre de questions, durée) varient légèrement d'une année à l'autre, mais la logique reste la même autour de quatre blocs :

  • Raisonnement logique : séries de nombres, séries de figures, analogies, déductions. Le cœur du concours.
  • Raisonnement quantitatif / calcul : arithmétique, pourcentages, proportions, problèmes concrets à résoudre vite, calcul mental.
  • Raisonnement verbal : compréhension de texte, synonymes/antonymes, logique du langage, en français et parfois en anglais.
  • Culture générale : actualité économique et sociale, connaissances générales sur le Maroc et le monde.

Selon les sessions, une rédaction ou une épreuve de langue peut s'ajouter. Mais la part décisive, celle qui creuse l'écart au classement, ce sont les deux premiers blocs : logique et quantitatif.

La clé que tout le monde oublie : le TAFEM récompense la vitesse, pas le programme

Voici l'erreur fatale. Un excellent élève de Sciences Maths se dit : « Je maîtrise les intégrales et les complexes, ce concours sera facile. » Et il échoue. Pourquoi ?

Parce que le TAFEM ne pose aucune question de programme de Terminale. Il vous pose 100 questions simples à faire en très peu de temps. Chaque question prise isolément est abordable ; le défi, c'est le chronomètre. Vous avez souvent moins d'une minute par question.

⚠️ Attention
Ce n'est pas un concours de connaissances, c'est un concours de débit. Celui qui calcule juste mais lentement perd contre celui qui calcule juste et vite. S'entraîner « à comprendre » ne suffit pas : il faut s'entraîner au chrono.

Les types de questions de logique numérique

Le raisonnement logique repose sur quelques familles de questions qui reviennent à chaque session. Apprenez à les reconnaître en quelques secondes :

  • Suites arithmétiques : on ajoute/retire un nombre constant. Ex. 3, 7, 11, 15, ? → +4 → 19.
  • Suites géométriques : on multiplie/divise. Ex. 2, 6, 18, 54, ? → ×3 → 162.
  • Suites alternées : deux opérations en alternance. Ex. 5, 6, 12, 13, 26, ? → (+1, ×2) → 27.
  • Suites de second degré : l'écart augmente régulièrement. Ex. 1, 4, 9, 16, ? → carrés → 25.
  • Suites imbriquées : deux séries alternées dans une seule ligne. Ex. 2, 10, 4, 20, 6, ? → la série paire ×... → 30.
  • Analogies numériques : « 2 est à 8 ce que 3 est à... » (×4) → 12.
  • Matrices et figures : retrouver le chiffre ou la forme manquante dans une grille selon une règle logique.

Le secret : ne pas chercher la formule « savante », mais tester rapidement les opérations de base (+, −, ×, ÷) entre termes consécutifs. 80 % des séries se résolvent ainsi en moins de 15 secondes une fois l'œil entraîné.

Méthode d'entraînement en 4 piliers

1. Le calcul mental quotidien

15 minutes par jour, sans calculatrice : tables jusqu'à 15×15, pourcentages courants (10 %, 25 %, 15 % d'un nombre), conversions rapides fraction ↔ pourcentage (1/4 = 25 %, 1/3 ≈ 33 %, 3/8 = 37,5 %). Visez l'automatisme, pas la réflexion.

2. Les séries logiques par reconnaissance de patterns

Faites 20 à 30 séries par jour. Le but n'est pas la quantité brute mais la vitesse de reconnaissance : à force, votre cerveau identifie le type de série avant même de calculer.

3. Les tests chronométrés en conditions réelles

Une fois par semaine, faites un test complet minuté, sans pause, sans téléphone. C'est le seul moyen d'apprendre à gérer la pression du temps et de découvrir votre rythme. Entraînez-vous avec la simulation chronométrée du TAFEM sur Atlasmaths.

4. L'analyse de vos erreurs

Après chaque test, ne regardez pas seulement votre note. Classez vos erreurs : étourderie ? Manque de temps ? Type de question non maîtrisé ? C'est cette analyse qui fait progresser, pas le simple fait de refaire des tests.

💡 Astuce stratégique
Sur un QCM chronométré, ne restez jamais bloqué sur une question. Si elle résiste 30 secondes, marquez-la, passez à la suivante et revenez-y à la fin. Une question difficile vaut autant de points qu'une question facile : ramassez d'abord les points faciles.

Un planning de préparation réaliste

Idéalement, démarrez 3 à 4 mois avant le concours, en parallèle de votre préparation au bac (rappelez-vous : il faut la mention pour être éligible).

  • Mois 1 — Diagnostic et bases : identifiez vos points faibles, installez le calcul mental quotidien, découvrez chaque type de question.
  • Mois 2 — Technique : travaillez chaque famille de questions séparément jusqu'à l'aisance (logique, quantitatif, verbal, culture G).
  • Mois 3 — Vitesse : introduisez le chrono sur des séries, puis des mini-tests. Réduisez progressivement le temps autorisé.
  • Dernières semaines — Concours blancs : tests complets en conditions réelles, 2 à 3 par semaine, avec analyse systématique des erreurs.

Les erreurs les plus courantes

  • Réviser le programme du bac au lieu de s'entraîner à la logique : le piège n°1.
  • S'entraîner sans chrono : on se croit prêt, puis on est submergé le jour J.
  • Négliger la culture générale et le verbal : ces points faciles à gratter font la différence dans un classement serré.
  • Rester bloqué sur une question difficile et perdre 3 minutes pour 1 point.
  • Sous-estimer le stress : sans entraînement en conditions réelles, le trac fait chuter la vitesse.

Comment Atlasmaths vous accompagne

Sur Atlasmaths, nous avons construit un parcours spécifique pour le concours ENCG, parce qu'on sait qu'il ne se prépare pas comme un examen scolaire :

Prêt à tester votre vitesse ?

Le meilleur moyen de savoir où vous en êtes, c'est de vous chronométrer dès aujourd'hui. Lancez votre premier concours blanc ENCG et découvrez votre score.

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Le concours ENCG est accessible à tous les profils, à condition de comprendre ce qu'il teste vraiment. Arrêtez de réviser, commencez à vous entraîner au chrono. Votre place dans l'une des 12 ENCG se joue là.