Méthodes types — Probabilités
Type 1 : Décrire l'univers et traduire le langage des événements
Quand ? Au début d'un exercice, on te demande l'univers Ω, ou de traduire des phrases ("au moins", "ou", "et", "contraire") en événements.
- Décris précisément l'univers Ω et compte son cardinal card(Ω).
- Traduis "A et B" par l'intersection A∩B, "A ou B" par la réunion A∪B.
- Traduis "contraire de A" par A, et "au moins un" par le contraire de "aucun".
- Repère les événements incompatibles : A∩B=∅.
Exemple éclair : "Obtenir au moins un pile" en deux lancers, c'est (aucun pile), donc Ω privé de {FF}.
Type 2 : Calculer une probabilité par équiprobabilité
Quand ? Les issues sont également probables (dé équilibré, tirage au hasard, boules indiscernables).
- Justifie l'équiprobabilité (objet équilibré, tirage au hasard).
- Compte le nombre de cas favorables card(A).
- Compte le nombre de cas possibles card(Ω).
- Applique p(A)=card(Ω)card(A) et simplifie la fraction.
Exemple éclair : Tirer un roi dans un jeu de 32 cartes : p=324=81.
Type 3 : Dénombrer pour préparer un calcul de probabilité
Quand ? Tirages simultanés, successifs avec ou sans remise, choix d'équipes : il faut compter avant de diviser.
- Repère si l'ordre compte : s'il compte, pense aux p-listes ou arrangements ; sinon aux combinaisons.
- Repère s'il y a répétition possible (avec remise) ou non (sans remise).
- Sans ordre, sans remise (tirage simultané) : utilise les combinaisons (pn)=p!(n−p)!n!.
- Avec ordre, sans remise : utilise les arrangements Anp=(n−p)!n!.
- Calcule cas favorables et cas possibles avec le même mode de comptage, puis fais le rapport.
Exemple éclair : Tirer simultanément 2 boules parmi 5 : (25)=10 tirages possibles.
Type 4 : Utiliser la formule de la réunion et le passage au contraire
Quand ? On demande p(A∪B), ou une probabilité du type "au moins un" plus simple à traiter par le contraire.
- Pour une réunion, applique p(A∪B)=p(A)+p(B)−p(A∩B).
- Si A et B sont incompatibles, simplifie en p(A∪B)=p(A)+p(B).
- Pour le contraire, applique p(A)=1−p(A).
- Pour "au moins un", calcule plutôt le contraire "aucun" puis soustrais à 1.
Exemple éclair : Si p(aucun deˊfaut)=0,9, alors p(au moins un deˊfaut)=1−0,9=0,1.
Type 5 : Calculer une probabilité conditionnelle
Quand ? On donne une information "sachant que" qui restreint l'univers, ou on travaille avec un tableau d'effectifs.
- Identifie l'événement conditionnant B et applique p(A/B)=p(B)p(A∩B).
- Avec un tableau, repère la ligne ou la colonne de B : elle devient le nouvel univers.
- Compte les cas favorables à A dans cette sous-population, puis divise par l'effectif de B.
- Vérifie la cohérence : une probabilité reste comprise entre 0 et 1.
Exemple éclair : Sur 20 filles dont 8 aiment les maths : p(maths/fille)=208=0,4.
Type 6 : Représenter par un arbre et calculer une probabilité d'intersection
Quand ? Expérience à plusieurs étapes (tirages successifs, dépistage) où les probabilités dépendent de l'étape précédente.
- Construis l'arbre : chaque branche porte une probabilité, et la somme des branches d'un même nœud vaut 1.
- Pour la probabilité d'un chemin, multiplie les probabilités le long des branches : p(A∩B)=p(A)×p(B/A).
- Pour un événement réalisé par plusieurs chemins, additionne les probabilités de ces chemins.
- Vérifie en t'assurant que la somme de toutes les feuilles fait 1.
Exemple éclair : Deux tirages sans remise, urne 3 rouges sur 5 : p(2 rouges)=53×42=103.
Type 7 : Reconnaître et exploiter l'indépendance
Quand ? On affirme (ou on doit vérifier) que deux événements n'ont pas d'influence l'un sur l'autre.
- Rappelle la définition : A et B sont indépendants si p(A∩B)=p(A)×p(B).
- Pour vérifier, calcule séparément p(A∩B) et le produit p(A)×p(B), puis compare.
- S'ils sont indépendants et qu'on cherche une intersection, multiplie directement les probabilités.
- Attention : indépendant n'est pas incompatible ; ne confonds pas les deux notions.
Exemple éclair : Deux lancers d'une pièce : p(deux piles)=21×21=41 car les lancers sont indépendants.